09/01/2017  -  Patrimoine
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Achat de diamants : l’AMF tire la sonnette d’alarme

Alors que les offres de placement dans le diamant fleurissent, le gendarme boursier met en garde contre des arnaques qui promettent des rendements surréalistes.

 

Trop beau pour être vrai. L'Autorité des marchés financiers (AMF) a mis en garde le 6 janvier les particuliers sur certains investissements dans les diamants, s'inquiétant de la forte augmentation d'offres de placement qui font miroiter des promesses de rendements jugées « exceptionnels, voire surréalistes » et se révèlent être des arnaques.

 

Le risque de l'arnaque

 

Dans son communiqué, le gendarme boursier s'inquiète de la muliplication d'offres « d'apparence très attractives » sur les diamants. Cette hausse, souligne l'AMF, s'est traduite par une augmentation du nombre de plaintes d'épargnants abusés par de fausses sociétés : « L'AMF est de plus en plus sollicitée par des épargnants se plaignant de démarchage agressif par ces plateformes ou de difficultés à récupérer leur investissement, voire encore, à joindre leur interlocuteur ». Le stratagème est simple, rappelle l'AMF. Pour arnaquer les épargnants, les plateformes adoptent des discours commerciaux très agressifs et accrocheurs. Puis elles se servent de fausses adresses postales dans des lieux prestigieux pour amadouer les particuliers. Enfin, elles encaissent les investissements avant de ne plus donner signe de vie.

 

Appel à la vigilance

 

Pour éviter d'être victime de ces arnaques, le gendarme boursier invite les épargnants à ne pas donner suite « aux sollicitations de ces entités et de ne pas les relayer auprès de tiers, sous quelque forme que ce soit ». De nombreux épargnants ont du mal à récupérer leur investissement, martèle l'AMF.

 

Le gendarme boursier rappelle également qu'en cas d'escroquerie, les victimes doivent déposer plainte et fournir aux autorités judiciaires compétentes toutes les informations possibles (références des transferts d'argent, contacts identifiés, adresses, mails ou courriels, Skype, etc.).

 

 

Source : Les Echos