13/02/2015  -  Patrimoine
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Assurance-vie : ce que nous réserve 2015

Comme le souligne Olivier Mariée, directeur des activités épargne d’Axa France, « une assurance-vie n’est pas un produit financier, c’est une prestation d’assurance, ce qui implique une obligation de garantie à tout moment, une exigence de liquidité, un haut niveau de rating et une stratégie de couverture pour préserver nos engagements de long terme ».

 

Signe de ces temps nouveaux, alors que l’Afer s’était fait connaitre en reversant 100% des bénéfices, son président estime « sage à l’avenir de contribuer mo dé rément à la provision de participation aux bénéfices », c’est-à-dire de constituer, pour la première fois de son histoire, un pare-chocs de 80 millions d’euros. Ce qui ne l’a pas empêché d’annoncer un excellent rendement de 3,20%.

 

La question est de savoir ce que l’épargnant a intérêt à mettre dans l’enveloppe de l’assurance-vie dite multisupport.

Faut-il rester sur le fonds en euros ? Se risquer un peu plus sur des fonds de type boursier ou immobilier ? Si l’hésitation était possible lorsque les fonds en euros rapportaient plus de 5 à 6% nets d’infla-tion avant les années 2000, le doute s’installe avec un rendement réel de moins de 2-3%. La question de la diversification vers des fonds boursiers et immobiliers est affaire de choix personnel, tout dépend de l’horizon d’investissement et du besoin d’effectuer des retraits propres à chacun.


Cependant, le succès massif en 2014 de l’assurance-vie a contraint les assureurs à acheter de grandes quantités d’obligations à des taux très bas. Dès lors, une remontée brusque conjuguée à des retraits mas-sifs des épargnants provoquerait des moins-values. La Macif a sans doute anticipé le risque, puisqu’elle explique « préserver les rendements futurs de ses contrats en renforçant significativement la provision pour participation aux bénéfices ». Olivier Mariée, chez Axa France, tient à rassurer : « A ma connaissance, aucun assureur français n’est en situation de danger. La décision de certaines agences de notation de mettre sous surveillance le secteur de l’assurance-vie en France ne correspond pas à ce que nous observons à la Fédé-ration française des sociétés d’assurance.»

 

 

Source : Les Echos