16/11/2015  -  Economie/Finance
« Retour à la liste

Au troisième trimestre 2015, le PIB augmente de 0,3 %

 

 

Comptes nationaux trimestriels - Premiers résultats du 3e trimestre 2015

 

Au troisième trimestre 2015, le PIB en volume* augmente de 0,3 %, après une stabilité au deuxième trimestre (0,0 %).

 

Les dépenses de consommation des ménages se redressent (+0,3 % après 0,0 %). La formation brute de capital fixe (FBCF) des entreprises non financières accélère légèrement (+0,7 % après +0,5 %) et celle des ménages baisse plus modérément qu'au deuxième trimestre (–0,5 % après –1,1 %). Au total, la demande intérieure finale (hors stocks) accélère : elle contribue à la croissance du PIB pour +0,3 point après +0,1 point au deuxième trimestre. Les exportations se replient (–0,6 % après +1,9 %) tandis que les importations accélèrent (+1,7 % après +0,5 %). In fine, le solde extérieur contribue négativement à l'évolution du PIB (–0,7 point après +0,4 point au trimestre précédent). À l'inverse, les variations de stocks y contribuent positivement (+0,7 point après –0,4 point).

 

La production totale se redresse

 

La production de biens et services se redresse au troisième trimestre (+0,4 %) après une quasi-stabilité le trimestre précédent (–0,1 %). La production des branches manufacturières rebondit (+0,3 % après –0,6 %), notamment celle de cokéfaction-raffinage qui avait chuté au deuxième trimestre en raison de l'arrêt temporaire de raffineries. La production de services marchands accélère légèrement (+0,6 % après +0,3 %). À l'inverse, l'activité continue de baisser dans la construction (–0,8 % après –0,9 %).

 

La consommation des ménages s'accroît à nouveau

 

Au troisième trimestre 2015, les dépenses de consommation des ménages se redressent (+0,3 % après 0,0 %). Les dépenses globales d'énergie rebondissent (+1,6 % après –2,1 %), particulièrement en gaz et électricité. Les achats d'automobiles sont stables, après deux trimestres de hausse. Les dépenses en services continuent de progresser modérément (+0,2 % comme au trimestre précédent).

 

* Les volumes sont mesurés aux prix de l'année précédente chaînés et corrigés des variations saisonnières et des effets des jours ouvrables (CVS-CJO).

 

L'investissement est quasi stable

 

Au troisième trimestre 2015, la FBCF totale est quasi stable pour le deuxième trimestre consécutif (+0,1 % après –0,1 %). Les investissements en biens manufacturés rebondissent (+0,8 % après –0,1 %) : l'investissement en matériels de transport se redresse (+0,3 % après –1,8 %), et celui en biens d'équipements accélère (+1,9 % après +1,5 %). Les investissements en services marchands restent soutenus (+0,9 % après +1,0 %). En revanche, l'investissement en construction continue de baisser, un peu moins toutefois qu'au trimestre précédent (–0,8 % après –1,0 %).

 

L'investissement des entreprises non financières accélère légèrement (+0,7 % après +0,5 %). Celui des ménages baisse plus modérément qu'au deuxième trimestre (–0,5 % après –1,1 %). En revanche, celui des administrations publiques diminue de façon un peu plus marquée (–1,0 % après –0,8 %).

 

Le solde extérieur contribue négativement à la croissance

 

Au troisième trimestre, les exportations se replient (–0,6 % après +1,9 %), notamment en matériels de transport (–5,5 % après +8,5 %). En revanche, les importations accélèrent fortement (+1,7 % après +0,5 %), notamment en hydrocarbures.

 

Au total, les échanges commerciaux contribuent à nouveau négativement au PIB : –0,7 point au troisième trimestre après +0,4 point le trimestre précédent.

 

Les variations de stocks contribuent favorablement à l'activité

 

Les variations de stocks participent à la croissance de l'activité : elles y contribuent pour +0,7 point, après –0,4 point au deuxième trimestre. Les seuls matériels de transports contribuent pour +0,4 point de PIB, ce qui compense la contribution du solde commercial de ces biens1.

 

Révisions

 

Les évolutions du PIB au premier trimestre 2015 (+0,7 %) et au deuxième trimestre (0,0 %) sont confirmées. Les révisions sur les trimestres précédents sont de faible ampleur.

 

1. Dans les autres matériels de transports (avions, bateaux, trains, etc.), les variations de stocks révèlent plus le décalage existant entre la mesure de la production (à l'avancement) et celle des échanges extérieurs (à la livraison) qu'un comportement conjoncturel de stockage.
 
 
 
Source : L'INSEE