21/05/2014  -  Fiscalité
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Baisse des impôts et paradis fiscaux

 

 

Les ministres des Finances du G5 (France, Allemagne, Espagne, Italie, Royaume-Uni) viennent de se mobiliser à nouveau contre l’ensemble des paradis fiscaux.

 

Objectif : trouver des ressources pour réduire dettes et impôts. Paradoxe : cette démarche est désormais appuyée par tous les grands pays dont les Etats-Unis. Mias aussi la Suisse (comme d’autres paradis) qui a cédé à des pressions. Celles d’interdire aux paradis fiscaux d’installer des filiales à l’étranger et de réaliser des transferts internationaux. Ce qui les ferait disparaître ainsi de la carte financière mondiale. Concrètement, le rapport du G5 Finances, que nous avons étudié pour vous, révèle que les pertes sont plus lourdes que prévu. Cela, pour les Etats. Elles atteignent un montant proche de 2 à 3% du PIB de chaque pays. Ainsi, la France gagnerait, avec la disparition des paradis fiscaux, 50 Mds d’euros.

 

A comparer à l’imposition actuelle sur les revenus qui rapporte 70 Mds d’euros sur les près de 400 Mds de dépenses de l’Etat. En Europe, le gain serait de 1.000 Mds d’euros et le double aux Etats-Unis.

 

Une telle « révolution concertée » en France, en Europe et dans le monde, avec de lourdes sanctions, ruinerait l’avenir des paradis fiscaux. Ce qui explique le revirement de la Suisse et d’autres. En effet, disposant de nouveaux moyens financiers avec des dettes réduites, les Etats en faveur de la transparence pourraient baisser la pression fiscale et disposer de moyens pour investir, afin de favoriser croissance et emploi.

 

Les mutations historiques ont toujours besoin de compréhension et d’amnistie pour favoriser le retour des repentis. Il faudra savoir le faire admettre !

 

Les regards sont désormais tournés aussi vers le dollar. La monnaie américaine est «un « paradis financier » que les Etats-Unis contrôlent sans partage. Cela, malgré son incidence économique et fiscale sur le monde entier.

 

 

Source : La Lettre Recommandée