22/09/2014  -  International
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Divergences accrues entre l'Europe et les Etats-Unis

 

 

Après une fin de mois de juillet difficile, les marchés ont effectué un rebond en août à la faveur de bons indicateurs économiques aux Etats-Unis, confortant une fois encore notre surexposition sur les actifs risqués. Les antipodes conjoncturels.

 

Si jusqu’ici la reprise était poussive en Europe, elle est désormais au point mort. Les chiffres ne laissent plus de place au doute : après avoir progressé de 0,2 % de janvier à mars, le PIB de la zone euro a enregistré une croissance nulle sur le deuxième trimestre. Par ailleurs, sur le mois écoulé, l’activité des entreprises est tombée à un plus bas depuis le début de l’année selon les dernières estimations de l’indice PMI (Markit). A cela s’ajoute le faible niveau d’inflation qui fait ressurgir le spectre d’une déflation, sujet qui n’avait plus été évoqué depuis le printemps. Cet environnement contraste très fortement avec celui qui prévaut outre-Atlantique où la croissance économique américaine sur le deuxième trimestre a été révisée fin août à la hausse, à 4,2 % contre 4 % initialement anticipés ! Conjoncture, immobilier, marché du travail … Tous les indicateurs économiques sont très encourageants pour les Etats-Unis et, plus généralement, pour la croissance mondiale.

 

Cette décorrélation criante entre les Etats-Unis et l’Europe creuse un peu plus les divergences entre les politiques monétaires pratiquées de part et d’autre de l’Atlantique. Logiquement, alors que l’absence de croissance en zone euro incite la BCE à poursuivre son soutien à l’économie européenne, à l’inverse, la bonne santé de l’économie américaine plaide pour une normalisation accélérée de la politique monétaire américaine. Mais alors que le calendrier se resserre et que l’échéance d’une remontée des taux se rapproche, l’absence de réaction, voire même l’inflexion du marché obligataire américain laisse perplexe. En effet, la situation actuelle peut faire craindre un « remake » de la sévère correction survenue au printemps 2013 et ses conséquences sur le marché européen.

 

Source : Fidelity