31/08/2016  -  Immobilier
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Immobilier : la hausse des prix se confirme en France

Les prix de l’immobilier en France, dans l’ancien comme dans le neuf, poursuivent leur progression, révèle le dernier baromètre LPI-SeLoger. La reprise d’activité depuis le printemps se confirme.

 

« Pour ce cru 2016, tout est orienté dans le sens de la progression des prix, au premier semestre, suivie d'une consolidation de la hausse sur le reste de l'année », indique Michel Mouillart, professeur d'Economie à l'Université Paris Ouest et porte-parole du baromètre LPI-SeLoger. Actuellement, les prix de l'immobilier ancien affichés (prix moyen au m2 mesuré lors de la prise de mandat), en juillet 2016, sont plus élevés de 2,8 % par rapport à l'année dernière à la même période. Quant aux prix signés (prix moyen au m2 mesuré lors de la signature du compromis), ils ont augmenté de 1,7 % en juillet 2016, sur un an. L'année dernière à la même date, ils reculaient de 0,8 %. L'accélération des prix va se radoucir jusqu'à la fin de l'année tout en maintenant un bon niveau d'activité. « On devrait atteindre une hausse sur l'année de 2 % en glissement annuel en décembre », confie Michel Mouillart.

 

Tendance optimiste qui se confirme en province

 

La hausse des prix est attestée dans plus de 80 % des grandes métropoles. La palme revient à la ville de Nîmes, qui enregistre une augmentation de 23,4 % des prix signés sur un an. De la même manière, Saint-Etienne (+ 9,7), Limoges (+ 9), Brest (+ 8,5) ou encore Bordeaux (+ 7,1) connaissent une augmentation des prix signés, proche de 10 %. En revanche, la baisse des prix continue à Grenoble (- 3,1 %), à Rennes (- 3,9 %) ou encore à Dijon (- 2,2 %).

 

Les marges de négociations reculent depuis le mois de juin. Elles s'établissent en moyenne autour de 4,6 %. L'appétit des vendeurs est de retour cette année. Les prix affichés ont augmenté de 1 % ces trois derniers mois, alors que l'année dernière, en juillet 2015, ils reculaient de 0,5 %. « Le marché est reparti au mois de mars, les ambitions des vendeurs se relèvent à ce moment, puis se rabaissent au début de l'été », explique Michel Mouillart. « Certains ont surestimé les capacités d'absorption du marché », détaille Michel Mouillart. Les marges de négociations fluctuent en fonction de l'ambition des vendeurs mais aussi de la qualité du bien. Sans surprise, « les plus beaux biens partent toujours en premier », observe Michel Mouillart.

 

Tendance haussière dans le marché du neuf

 

Le baromètre LPI-SeLoger confirme le redressement des prix du neuf avec une augmentation des prix de 2,3 % dans l'ensemble sur un an. Le regain sur le marché du neuf se ressent, après un début d'année aussi maussade que dans l'ancien. Pour un appartement, il faut compter un prix moyen au mètre carré de 5.152 euros, soit une augmentation de 2,4 % par rapport à l'année dernière à la même période. Pour une maison, compter un prix moyen au mètre carré de 2.377 euros, soit une progression de 2,3 % depuis un an.

 

Reprise de l'activité

 

Du côté des transactions, les affaires reprennent. Si le début de l'année a été maussade, depuis le printemps le nombre de transaction augmente. Une progression de 10 % des ventes (en moyenne trimestrielle glissante) confirme cette tendance optimiste. « Si la baisse des taux a permis de redynamiser le marché , elle n'a cependant pas eu les conséquences attendues dans ce contexte », regrette Michel Mouillart. La demande est importante, mais son évolution ne sera plus aussi vigoureuse que pour les mois de mai, juin et juillet. Les taux historiquement bas auraient du stimuler de manière plus offensive le retour des acquéreurs et des investisseurs. Bien que le retour des investisseurs soit constaté dans certains marchés , il n'est pas aussi soutenu que l'on attendait.

 

 

Source : Les Echos