12/08/2015  -  Immobilier
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Immobilier : les prix continuent à baisser en banlieue parisienne

 

 

Les Hauts-de-Seine restent le département le plus cher, alors que, à l’autre bout, l’Essonne est le plus abordable. La petite couronne profite de l’arrivée d’acheteurs parisiens.

 

A l’image de l’évolution des prix de l’immobilier à Paris intra-muros , la région parisienne enregistre, depuis un an (du 1er juillet 2014 au 1er juillet 2015), un nouvel affaissement de ses valeurs. Selon les statistiques de Meilleursagents.com , les sept départements (hors Paris) de la région Ile-de-France sont dans le rouge tant pour les maisons que pour les appartements. Au palmarès des plus fortes baisses de prix pour les appartements, on trouve le Val d’Oise (95) avec - 4,9 % à 2.737 €/m2 ; les Yvelines (78) avec - 4,5 % à 3.654 €/m2 et la Seine-et-Marne (77) avec - 4,2 % à 2.655 €/m2. Les départements les plus épargnés par ce mouvement général d’affaissement des valeurs sont le Val-de-Marne (94), avec - 1,5 % à 2.912 €/m2 ; la Seine-Saint-Denis (93), avec - 2 % à 3.186 €/m2 ; et les Hauts-de-Seine (92), avec - 2,5 % à 5.352 €/m2. Du côté des maisons, les variations sont certes négatives mais malgré tout moins prononcées. Les plus fortes baisses de valeurs sont constatées en Essonne (91) avec - 6,2 %, à 1.964 €/m2 ,et dans le Val d’Oise, à - 4,8 % à 2.718 €/m2.

 

Reprise des transactions

 

On constate que, malgré ces évolutions à la marge, la hiérarchie des prix dans la région parisienne reste la même à savoir : le 92 reste le département le plus cher et l’Essonne le plus abordable.

 

En dépit de ces chiffres en berne, les professionnels indiquent une reprise des volumes au cours du premier semestre 2015 avec un marché qui redevient dynamique. « Les volumes ont repris de la vigueur surtout au second trimestre et devraient, à terme, favoriser un retour à la stabilité des valeurs. Mais cette tendance est encore fragile », commente Jean-François Buet, président de la Fnaim. Selon le réseau Laforêt, la demande en Ile-de-France (hors Paris) a progressé de 9 % (entre les premiers semestres 2014 et 2015). « L’amélioration des transactions la plus visible date de ces derniers mois et se situe en grande couronne où les ventes ont progressé de 10 % sur la période février-avril (entre 2014 et 2015) », précise la Chambre régionale des notaires de Paris Ile-de-France. « Cependant cette hausse des transactions accompagné d’un raccourcissement des délais de ventes n’a pas été compensée par une progression équivalente des biens mis en vente ce qui a tendance à réduire et les portefeuilles des agents immobiliers », constate Brice Cardi, président du réseau L’Adresse. Vases communicants avec Paris

 

Quant au marché immobilier francilien, il reste comme toujours hétérogène. « A Issy-les-Moulineaux (92), on connaît un frémissement des valeurs. « Nous avons toujours plus d’acheteurs que de vendeurs avec des valeurs tournant autour de 6.300 € le m2, voire 7.000 € près des deux stations de métro », indique Franck Béasse de l’agence Century 21 Issy. Boulevard Gallieni, un 66 m2 avec une cave et un parking s’est adjugé 470.000 €. A Versailles (78), le tableau est différent : la quasi-totalité des quartiers de la ville sont en repli ; seuls résistent les secteurs (Notre-Dame, Saint-Louis, les abords du Château) qui concentrent des biens de prestige. Rue Saint-Louis, un 2-pièces en rez-de-chaussée de 42 m2 a changé de main pour 215.000 €.

 

Une chose est sûre, les marchés de Paris et de banlieue (surtout la première couronne) fonctionnent comme des vases communiquant. La petite, et dans une moindre mesure la seconde couronne, fait office de marché de report. « Certains Parisiens en quête de résidence principale et d’investisseurs en quête de biens locatifs continuent de quitter la capitale pour acheter en banlieue. Ces derniers traversent le périphérique car les prix y sont un peu plus doux. Mais ce n’est pas vrai partout », affirme Yann Jehanno, directeur exécutif du réseau Laforêt. Les évolutions sont contrastées selon les communes. Au hit-parade des plus fortes baisses en prix de maisons, on trouve Brunoy dans le 91 avec - 6,1 % à 2.968 €/m2, Deuil-la-Barre dans le 95 avec - 5,2 % à 2.961 €/m2. Parmi les communes tirent leur épingle du jeu, figurent Saint-Maurice et Maisons-Alfort (dans le 94) avec, pour les maisons, une hausse de 0,3 % à respectivement 5.699 € le m2 et 4.809 €/m2.

 

Les attraits du futur Grand Paris

 

Le Grand Paris….. est en marche ! Fin 2014, le premier chantier d’une longue série a démarré et beaucoup d’autres vont s’échelonner jusqu’en 2030. Il concerne la future ligne 15 de la « boucle » sud du futur métro. A l’image du Grand Londres, Paris et ses communes environnantes unissent leurs forces pour aménager leur territoire. A l’horizon 2030, l’Ile-de-France devrait connaître une profonde métamorphose avec au programme : la création de nouvelles infrastructures afin de rendre cette région plus attractive pour l’économie, l’emploi, les habitants et les touristes. Doté de quatre lignes organisées en différentes boucles, le futur Grand Paris Express disposera d’un réseau de métros de 200 kilomètres qui desservira 72 gares, dont 68 nouvelles. Parmi les sites concernés, on trouve par exemple, les territoires du canal de l’Ourcq (Seine-Saint-Denis), de la cité Descartes (Seine-Saint-Denis et Seine-et-Marne), de Villejuif Campus Grand Parc (Val-de-Marne), de Gennevilliers (Hauts-de-Seine) et de Louvres-Puiseux (Val-d’Oise). Miser sur ces zones d’avenir qui deviendront de nouveaux pôles de transports et des lieux de vie « nouvelle génération », où le mètre carré est encore abordable peut se révéler, à long terme, une belle opportunité pour les investisseurs.

 

Source : Les Echos