25/07/2016  -  Immobilier
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Immobilier : Lyon, les prix décollent !

Depuis le début de l’année, les prix remontent dans la capitale de Rhône-Alpes. Quand on parle de Lyon, on parle moins des arrondissements que des quartiers  : Bellecour, Saint-Jean, Croix-Rousse font sa renommée.

 

Selon Fabrice Abraham, directeur général du réseau Guy Hoquet.« Lyon reprend des couleurs ». Et la ville intéresse aussi les investisseurs « Elle propose des biens avec une belle rentabilité. Là où elle avoisine les 2-3 % à Paris, elle peut atteindre les 3 à 6 % à Lyon avec des prix moyens au m2 autour de 3 5000 euros à l'achat là où ils s'établissent en moyenne à 8 000 euros à Paris » explique-t-il. L'offre est à nouveau plus faible que la demande, et les prix repartent à la hausse depuis début 2016. Ils ont augmenté de 6 % depuis le début de l'année dans Lyon intra-muros dans les agences du réseau Guy Hoquet. Ils sont en moyenne de 3 700 euros du mètre carré pour une maison et de 3 200 euros pour un appartement. La ville aux deux collines bénéficie d'un excellent emplacement géographique : entre la mer et la montagne, à deux pas de la Provence et à deux heures de TGV de Paris et de Marseille. L'aéroport de Saint-Exupéry (4ème de France) est bien relié aux grandes métropoles européennes, rendant la ville très accueillante pour les entreprises. Une étude PWC de décembre 2015 la considère plus attractive que Paris pour les cadres. Zoom sur la santé immobilière de la ville de Lumières...

 

Grand bond en avant pour le centre

 

Les 1,2,4 et 6ème arrondissements connaissent la plus forte hausse de prix depuis le début de l'année. Les quartiers les plus cotés se trouvent entre la Saône et le Rhône. Dans le 1er arrondissement le prix au mètre carré a augmenté de 300 euros au premier semestre 2016 (par rapport à la moyenne de 2015) selon Bruno Gattet, directeur d'agences Century 21 dans le 1eret le 2ème arrondissements. On y trouve notamment des immeubles anciens désaffectés, appréciés des acquéreurs qui les rénovent ensuite. Ces biens datent du XVIIIe et XIXe siècles (anciennes demeures des Canuts, ouvriers tisserands) ; ils ont un charme fou et se vendent très rapidement. Un appartement de 106 mètres carrés rue Imbert Colomes sur deux niveaux (5ème étage avec ascenseur), s'est vendu 360 000 euros, dans un état propre mais à rafraîchir. Les quatre mètres de hauteur sous plafond et le charme de l'ancien séduisent les acquéreurs. « Ce type de produit est rare, les acheteurs se jettent dessus » confie Patrick Arnaud, directeur d'une agence Guy Hoquet dans le 4ème arrondissement.

 

On trouve aussi de nouveaux projets. L'ancienne école des beaux-Arts, désaffectée depuis deux ans, va être transformé (d'ici à 2020) en un ensemble de logements et de commerces sur un espace de 6 000 mètres carrés. On trouvera quarante logements du studio au T5, avec de très grandes hauteurs sous plafond (4,80 mètres), pour un prix entre 6 000 et 7 000 euros le m2. Dans le 2ème arrondissement les prix s'envolent : « Le prix au mètre carré a augmenté de 500 euros au premier semestre 2016 (par rapport à la moyenne de 2015) » selon Bruno Gattet. Au centre de l'arrondissement, la place Bellecour bénéficie d'un emplacement idéal, avec à l'ouest une belle vue sur Fourvière « Dans ce secteur le prix au mètre carré peut monter jusqu'à 8.000 euros » selon Fabrice Abraham. Un très bel appartement situé quai Jean Moulin (au nord de la place Bellecour) de 130 mètres carrés, refait à neuf dans un esprit contemporain, avec trois chambres dont une suite parentale et doté de jacuzzi, hammam et sauna s'est vendu 675 000 euros (présenté à 745 000 euros) en six mois. A l'est, en traversant le Rhône, on trouve le 6ème arrondissement, historiquement bourgeois avec de belles adresses dans des immeubles haussmanniens. C'est le deuxième quartier le plus cher avec un prix au mètre carré à 3 877 euros (selon Meilleursagents.com). La demande y est forte et l'offre peu abondante : les prix grimpent. Un appartement de 142 mètres carrés, Boulevard des Bretteaux, traversant, au 2ème étage avec trois chambres, doté d'un petit balcon et d'une cave, s'est vendu 592 000 euros en quatre mois. Les quartier du renouveau

 

Situé à l'Ouest de la gare de Perrache, dans le 2ème arrondissement, le quartier de Confluence connaît une nouvelle jeunesse. Il y a dix ans, les anciennes halles du marché au gros ont été rasées, pour laisser place à un nouveau quartier sur une superficie de 150 hectares. Une première partie de ce projet a aboutit à la construction de 350 logements. Dans la seconde partie, une superficie encore plus étendue promet des logements sociaux et du tertiaire entre autres. "C'est le quartier qui va le plus changer dans la prochaine décennie" affirme Patrick Arnaud, directeur d'une agence Guy Hoquet dans le 4ème arrondissement. Tout est prévu pour s'installer dans ce quartier : deux nouvelles crèches vont ouvrir à l'horizon 2018-19 et de nouveaux commerces de proximité voient le jour rue Denuzière ou quai Antoine Riboud. A la pointe de la presqu'île, La Tour "Ycone" du célèbre Jean Nouvel, sera édifiée fin 2017. Cette résidence en plein coeur de Lyon, proposera des appartements de 30 à 200 mètres carrés, au prix de 6 000 euros le mètre carré.

 

Dans le 7ème arrondissement, on trouve un quartier très varié et vivant : caractérisé de « bobos » et central, il regorge de marchés , bistrots et autres bar branchés qui font son charme. Deux lignes de métro et de tramway ainsi que six lignes de bus le traversent : c'est un emplacement idéal au coeur de la ville. De nouveaux projets voient le jour. Rue des Bons Enfants Kaufman& Broad propose un nouvel immeuble de cinq étages articulés autour d'un jardin intérieur, Le Carré Macé. On peut y acquérir des appartements du studio au quatre pièces entre 120 000 et 388 000 euros. Cette résidence est séduisante pour les étudiants, car située à deux pas de l'Ecole Normale Supérieure, et des universités lyonnaises (Lyon II et Lyon III). Un investisseur peut y trouver par exemple un T1 d'une surface moyenne de 22 m2 qui peut être loué 330 euros par mois en loi Pinel, soit un rentabilité, hors avantage fiscal, de 3,04 %.

 

Les quartiers résidentiels qui plaisent

 

Dans les communes alentours, les quartiers très prisés se trouve à l'ouest. Saint-Cyr-au-Mont d'or, Saint-Didier-au-Mont-d'Or sont particulièrement attractifs « L'équivalent du Vésinet, mais à 9 minutes en transport en commun du centre ville » explique Olivier Colombet, président du réseau OptimHome. Encore plus à l'Ouest Charbonniere, Ecully et Tassin-la-Demi-lune, attirent également. On trouve y surtout des maisons avec jardin « La ville à la campagne... Les prix n'y ont pas baissé même pendant la crise. On est à 4.000-5.000 euros le m2 » explique Olivier Colombet. A l'est, le quartier de Montchat dans le 3ème arrondissement est particulièrement apprécié des acquéreurs. Véritable « village dans la ville » selon Michel Badey, directeur d'une agence Guy Hoquet dans le 3ème arrondissement, ce quartier est recherché pour son calme et sa verdure. Très résidentiel, avec beaucoup de maisons et entouré d'hôpitaux,il plaît de plus en plus aux acquéreurs. Un duplex T5 de 163 mètres carré, au dernier étage avec ascensseur, doté de deux terrasses bien exposées de 30 et 38 mètres carrés, et deux garages en sous-sol avec une cave s'est vendu 565 000 euros (honoraires d'agence inclus).

 

 

Source : Les Echos