04/08/2015  -  Immobilier
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Immobilier tertiaire : retour sur le premier semestre 2015. Par Primonial

 

 

Baisse de l’euro, effondrement des prix du pétrole, déclenchement d’un quantitative easing par la Banque Centrale Européenne : le début de l'année 2015 a été marqué par une conjonction d’évènements positifs pour les investisseurs. De ce fait, les marchés actions ont connu une hausse significative et la consommation des ménages a été favorisée par la désinflation.

 

Un retournement s’est opéré à partir des mois d’avril-mai, avec une accumulation de signaux négatifs en provenance des Etats-Unis : faible croissance du PIB américain, réappréciation de l’Euro face au Dollar, perspectives de relèvement des taux par la Federal Reserve. A ces évènements de marché, s’est ajouté le constat d’un climat des affaires toujours morose, notamment en France, et d’un chômage endémique en Europe. Il apparaît que les Banques Centrales, si elles ont réussi à stimuler les marchés financiers, ne peuvent à elles seules transmettre à l’économie réelle un regain d’activité.

 

La fin du semestre a vu deux évènements majeurs nourrir les inquiétudes des observateurs : le référendum grec sur les mesures demandées par la Troïka, qui s’est soldé par un « non », suivi d’une nouvelle négociation avec les créanciers, et le plongeon des marchés financiers chinois.

 

Dans ce contexte incertain, l’immobilier devrait naturellement être une classe d’actifs de report pour des liquidités qui restent abondantes.

 

Qu’en est-il ?

 

Le volume d’investissement en immobilier d’entreprise ne s’est pas emballé. Les chiffres publiés par Immostat font état, pour le 1er semestre 2015, d’un montant de 4,6 milliards d’euros investis en bureaux en Ile-de-France. Ce chiffre est en recul par rapport à 2014 et traduit notamment un nombre moins important de grandes acquisitions. Les vendeurs de biens immobiliers sont confrontés à la problématique de réallocation du produit de leurs cessions, délicate dans un environnement de taux bas. On note même un regain d’intérêt pour les acquisitions en VEFA. Ce mouvement traduit la rareté (ou la cherté) des opérations «core», qui pousse les investisseurs à augmenter leur prise de risque.

 

Sur le marché locatif, la baisse de la demande placée(1) est avérée (-22 % entre le 1er semestre 2014 et 2015 d’après Immostat). Elle s’explique par un nombre moins important de transactions supérieures à 5 000 m², alors que le segment des « petites transactions » (inférieures à 1000 m²) a augmenté. Depuis plusieurs années le marché locatif des bureaux est dépendant des mouvements de rationalisation des «grands utilisateurs» (entreprises du service public, de la finance, etc.). Il est encore trop tôt pour mesurer si cette tendance touche à sa fin et si les petites et moyennes entreprises recommencent à alimenter le marché locatif. Si ce tournant venait à se confirmer, on pourraît y voir l’amorce d’une reprise.

 

 

Source : Primonial