24/09/2015  -  Patrimoine
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Investir dans les terres rares: la mise en garde du gendarme de la Bourse

 

L’Autorité des marchés financiers alerte le public contre une société qui propose d’investir dans les terres rares. Elle pointe notamment l’incertitude quant à la nature exacte de son activité.

 

Après l’or, le marché des devises (Forex), les vieux manuscrits ou les options binaires, c’est au tour des terres rares d’être dans le viseur de l’Autorité des marchés financiers (AMF), le gendarme de la Bourse. Dans un communiqué elle met en garde le public contre la société Global Metal Broker. Cette société, basée à Bobigny dans la périphérie de Paris, propose aux particuliers d’investir dans les terres rares et les métaux précieux tout en assurant qu’il s’agit d’un investissement à forte rentabilité.

 

L’AMF recommande de « ne pas donner suite aux sollicitations de cette société », et ce pour trois raisons principales. Tout d’abord elle pointe « l’incertitude quant à la nature de l’activité exercée par Global Metal Broker ». Elle met en cause également le « caractère déséquilibré des communications et de l’absence de mention des risques ».

 

Investissement risqué

 

Sur son site, Global Metal Broker propose d’acheter des terres rares. Il prend au passage une commission autour de 2 %, il se charge ensuite de les stocker (au minimum 3 ans selon les conseils de la plateforme), moyennant des frais, et enfin de les revendre au meilleur prix. Investir dans ce genre de métaux est risqué, notamment parce qu’il est extrêmement difficile d’établir des projections sur ces marchés. D’ailleurs, il n’en existe pas à proprement dit, ni de cotation. Mais aussi parce que l’utilisation de ces métaux est extrêmement changeante et répond à des besoins qui varient en fonction des innovations.

 

Les terres rares, au nombre de 15, sont un ensemble de métaux, essentiellement produits en Chine. Sur les 15 terres rares produites à l’échelle industrielle, seules 7 ou 8 ont une application à grande échelle. Ils sont utilisés en très petites quantités, mais utilisés dans de nombreux secteurs, allant de la High-Tech à l’automobile. On en trouve dans les smartphones, dans les lentilles de contact, dans les batteries de voitures et même dans les éoliennes. Elles s’appellent dysprosium, terbium, néodyme.

 

Source : Les Echos