03/12/2014  -  Patrimoine
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Les actions européennes plus attrayantes que jamais – Rothschild & Cie

 

Les investisseurs ont toutes les raisons de se réexposer aux actions européennes, selon Didier Bouvignies et Philippe Chaumel, associés-gérants de Rothschild & Cie Gestion.

 

La remontée de la prime de risque actions (grpahique), un rendement du dividende de l’ordre de 3,5%, des taux souverains (Bund à 5 et 10 ans) sur des plus bas historiques, la baisse de l’euro et des matières premières ou encore la stabilisation des croissances bénéficiaires au troisième trimestre sont autant de soutiens pour la classe d’actifs et justifient exposition des portefeuilles.

 

Le « prix de la patience n’a jamais été si peu cher », a estimé lundi Didier Bouvignies lors d’une rencontre. Convaincus que l’environnement économique va s’améliorer pour la zone euro, les gé-rants du fonds R Conviction Euro (noté « Bronze » par les analystes de Morningstar) maintiennent leur préférence pour les valeurs cycliques domestiques, qui incluent des valeurs des secteurs de la banque, de la construction ou de l’hôtellerie et pour les histoires de restructuration. A l’inverse, ils restent toujours à l’écart du secteur de l’énergie, considérant que la rentabilité du secteur a chuté du fait des investissements à contre-cycle des compagnies pétrolières (elles investissent quand le cours du baril est au plus haut et coupent leurs dépenses quand le prix du  baril chute).

 

 Cette vue positive sur les actions européennes et le pari d'un retour de la croissance ne sont pas nouveaux, puisqu'ils étaient déjà exprimés fin 2013 et à l'été 2014. « Les investisseurs sanc-tionnent les actions européennes parce qu’ils sont déçus par la croissance de la zone euro et parce qu’ils ont tendance à regarder dans le rétroviseur », note Didier Bouvignies. « Nous devrions enfin avoir une année de croissance des résultats en 2015 », observe pour sa part Philippe Chaumel. Les deux gérants sont ainsi convaincus que le trou d’air de l’été en matière d’activité économique en zone euro ne sera que passager et qu’il ne s’agira pas d’un ralentissement de l’activité (même si les derniers indicateurs avancés en zone euro donnent cette impression).

 

 

Source : Morning Star