07/05/2015  -  International
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Les ambiguïtés de la reprise britannique

Depuis le début des années 2000, l’Afrique subsaharienne (la «noire» de Dumont, comme on disait à l’époque) enregistre une croissance continue de 5% par an en moyenne, portant le PIB du continent autour de 2200 milliards d’euros en 2014. De ce fait, ces dernières années, une véritable bulle «afroptimiste», favorisée tant par l’essoufflement de la locomotive chinoise que par l’atonie persistante en Europe, s’est mise en place. Et même si la croissance s’est un peu tassée en 2013 (4,3%), elle devrait à nouveau atteindre 5,1% en 2017, selon le FMI. Abdelmalek Alaoui, spécialiste de l’intelligence économique explique : « On peut imaginer le renforcement des liens entre l’Afrique du Sud et les autres pays des Brics par exemple, notamment la Chine, l’Inde et le Brésil. Au nord du continent, les pays du Maghreb pourraient renforcer les relations et les échanges entre eux, tout en poursuivant l’intégration avec la rive nord de la Méditerranée, dans le cadre d’un vaste ensemble euroméditerranéen construit sur les principes de colocalisation de la production. Enfin, certains États d’Afrique subsaharienne pourraient connaître une industrialisation accélérée, comme l’Éthiopie et le Kenya à l’Est, ou la Côte d’Ivoire à l’Ouest, cette dernière redevenant le champion d’une Afrique francophone en plein boom démographique.»

 

 

Source : Le Monde