26/01/2016  -  Economie/Finance
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Les auto-entrepreneurs vont pouvoir gagner beaucoup plus

Le gouvernement envisage de tripler le montant que peut gagner chaque année un auto-entrepreneur. Un moyen de favoriser la création d'entreprises, et donc de lutter contre le chômage.

 

Le gouvernement veut permettre aux auto-entrepreneurs de gagner plus. Il compte multiplier par trois le plafond d'activité qui permet d'en bénéficier, selon Challenges. Il passerait à 98.700 euros par an pour une prestation de services et même 248.700 euros pour une activité commerciale, alors qu'il est aujourd'hui fixé à 32.000 et 82.100 euros. Un virage à 360 degrés par rapport à la ligne défendue en 2014 par Sylvia Pinel lorsqu'elle était ministre du Commerce et de l'Artisanat. Cette dernière envisageait alors de diviser par deux ce plafond de recettes.

 

Le triplement des recettes annuelles permises pour un auto-entrepreneur doit encore être validé par le Premier ministre après que le ministère des Finances aura évalué son coût pour les Finances publiques. Mais ce montant est jugé "raisonnable" par un conseiller gouvernemental cité par Challenges. En revanche, l'exonération de TVA resterait limitée aux plafonds actuels, le maximum permis par les règles européennes.

 

Le salariat n'est plus la clé contre le chômage

 

Les auto-entrepreneurs sont de plus en plus nombreux depuis 2008, date à laquelle l'Etat a mis en place ce statut. Aujourd'hui, plus d'un million de Français ont adopté ce régime, qu'ils couplent ou non avec une autre activité. Le gouvernement cherche à le rendre encore plus attractif dans le cadre de la lutte contre le chômage. Or, comme le martèlent François Hollande et Emmanuel Macron, le statut de salarié n'est plus forcément la clé du retour à l'emploi.

 

Dans la même logique, il sera question dans la réforme du droit du travail sur laquelle travaille le ministère de Myriam El-Khomry d'assouplir les règles du portage salarial. Le projet de loi proposera aussi de réduire les barrières à l'entrée de nombreuses professions en exigeant moins de formations et de qualifications pour une dizaine de métiers, comme coiffeur notamment.

 

 

Source : BFM Business