25/02/2015  -  Immobilier
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Les prix des résidences secondaires orientés à la baisse

Avec moins d’acquéreurs de résidences secondaires, le rapport de force n’est pas du côté des vendeurs qui doivent le plus souvent consentir de fortes baisses de prix pour trouver des acheteurs.



Si les prix de l’immobilier demeurent globalement sous pression, le réseau d’agences Guy Hoquet vient de se pencher sur le marché des résidences secondaires. Or, ses conclusions montrent que les baisses y sont relativement prononcées. La mise en place cette année d’une majoration de 20% de la taxe d’habitation pour les résidences secon-daires situées en zones tendues risque d’ailleurs d’accentuer ce constat. C’est toutefois dans les zones rurales que les prix des résidences secondaires recule le plus comme dans la région Centre où Guy Hoquet a mesuré l’an dernier une chute de près de 22%.


Achat plaisir


«Victime du manque de confiance et d’une crise qui perdure, le marché de la résidence secondaire a vu ses prix s’éroder plus significativement que l’ensemble du marché : sur les régions emblématiques de ce marché, nous observons une baisse des prix de 4,3% sur l’année 2014, contre -1,7 % en France en moyenne. La résidence secondaire est un achat plaisir, elle est donc la première à pâtir du manque de confiance en la reprise», commente Fabrice Abraham, Directeur Général du réseau Guy Hoquet l’Immobilier.

 

Des prix inférieurs à 2008


Guy Hoquet estime que tous les secteurs et les marchés sont concernés par la baisse de prix avec des exemples marquants comme à Amboise (Indre et Loire) où une villa estimée 180 000 euros a été bradée 135 000 euros au bout de 4 mois. Sur la côte Atlan-tique, à La Baule, même les maisons de charme en bord de mer perdent jusqu’à 20% de leur prix de départ. A Saint-Genis-Laval, au Sud de Lyon, le propriétaire d’un appar-tement acheté 192 000 euros en 2008 a dû se résoudre à vendre aujourd’hui à un prix inférieur (171 000 euros).


Même à Saint-Trop’ et Courch’


Même les biens haut-de-gamme dans lieux emblématiques sont touchés comme à Saint-Tropez où l’agence franchisée Guy Hoquet constate une nette baisse sur des ap-partements exceptionnels de type de 90 mètres carrées avec vue mer et toit terrasse (comptez quand même 850 000 euros !). Même constat dans les stations de ski huppées comme Courchevel où Guy Hoquet Albertville voit des biens perdre jusqu’à 30% de leur prix d’origine, en raison notamment du désintérêt des investisseurs étrangers.

 


Source : Argent Boursier