18/11/2016  -  Economie/Finance
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L’Etat choisit la méthode douce pour tuer le chèque

Le Comité national des paiements scripturaux se mobilise pour faire émerger des solutions alternatives crédibles.

 

Plutôt que de forcer les Français à abandonner l'usage du chèque , gratuit et simple d'utilisation, mieux vaut leur offrir des alternatives plus attractives. La récente tentative du gouvernement de réduire d'un an à six mois la durée de validité de ce moyen de paiement l'a encore prouvée. Dans ce contexte le Comité national des paiements scripturaux, qui se réunissait mardi, n'en apparaît que plus stratégique.

 

Créée en avril 2015, cette instance de concertation, rassemblant les représentants du secteur des moyens de paiement et ceux des institutions publiques impliquées dans ces sujets, a pour mission de faciliter l'adoption des moyens de paiements électroniques. Lors de sa troisième session plénière, le ministre de l'Economie et des Finances, Michel Sapin, a ainsi rappelé « son engagement personnel en faveur de la progression du paiement par carte dès le premier euro ». Lors des Assises des paiements en juin 2015, les banques s'étaient engagées à diminuer les frais appliqués aux commerçants lors d'un paiement par carte pour les achats de petit montant. Le Comité veut désormais mesurer cet engagement et va collecter des données auprès des établissements bancaires et des commerçants afin de tirer un bilan objectif au cours du deuxième trimestre 2017.

 

Lever les obstacles

 

L'instance de concertation planche, par ailleurs, sur les conditions de décollage du virement référencé comme Sepamail et du paiement instantané, nouveau moyen de paiement basé sur un virement électronique de compte à compte en temps réel, qui devrait être lancé en France en novembre 2017. L'objectif du Comité est d'identifier et de lever, d'ici là, les obstacles à un parcours client le plus fluide possible. Ces moyens de paiement innovants représentent la meilleure alternative potentielle au chèque et au cash dans de nombreux cas d'usages, notamment dans le domaine du paiement de personne à personne (remboursement, cadeau...) ou d'achats récurrents.

 

À NOTER 

En 2015, les chèques représentaient en France 11,2 % des transactions scripturales en volume.

 

 

Source : Les Echos