01/12/2016  -  Immobilier
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Logements vacants : les idées chocs du gouvernement

La ministre du logement Emmanuelle Cosse proposera au Parlement une série de mesures pour remettre sur le marché des milliers de logements vacants. Au programme  : incitations fiscales et intermédiation locative.

 

Des objectifs ambitieux. La ministre du Logement Emmanuelle Cosse a annoncé le 30 novembre une série de mesures fiscales et réglementaires pour inciter les propriétaires à remettre sur le marché leur logement vacant. Entre exonérations fiscales et incitation à l'intermédiation locative, le gouvernement veut mobiliser, d'ici 2020, 50.000 logements, soit la moitié des biens vacants estimés en France.

 

Des exonérations fiscales

 

Le gouvernement a choisi la carotte. Pour inciter les propriétaires à proposer leur logement inhabité, la ministre du Logement souhaite instaurer une exonération fiscale proportionnelle à l'effort consenti par le propriétaire en matière de loyers. Concrètement, le propriétaire bénéficierait d'un abattement de 15 % à 70 % sur les des loyers perçus. « S'occuper des logements vacants est une bonne idée. Les propositions vont dans le bon sens », explique Eric Allouche, directeur exécutif d'Era Immobilier.

 

Dans les zones les plus tendues, le gouvernement envisage même d'aller encore plus loin dans les exonérations. Mais le nouveau dispositif ne convainc pas tous les professionnels du secteur. « Ce n'est pas suffisant. C'est l'ensemble de la politique du logement qui doit être entièrement repensée », explique Norbert Fanchon, président du directoire du groupe Gambetta. « On attend en effet de voir ce qui va réellement être fait par le gouvernement », abonde Eric Allouche.

 

Développer l'intermédiation locative

 

Parallèlement aux aides fiscales, Emmanuelle Cosse propose de développer l'intermédiation locative. Ce système consiste à faire intervenir des associations agréées pour mettre à disposition des ménages modestes, des logements vacants. Les propriétaires choisissant de confier la gestion à une association agréée bénéficieront d'un abattement majoré à 85 %, contre 15 % à 70 % en gestion personnelle. Par ailleurs, pour faciliter la mise en place de ce dispositif, la ministre prévoit également de décompter les logements loués en intermédiation locative comme logements sociaux au titre de la loi relative à la solidarité et au renouvellement urbains (SRU).

 

 

Source : Les Echos