02/03/2015  -  Economie/Finance
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Lutte contre le terrorisme : 940 millions d’euros, chiffre Sapin

Après les attentats contre Charlie Hebdo et la supérette casher, le mi-nistre des Finances Michel Sapin a chiffré à 940 millions d’euros le coût des mesures de renforcement de la lutte contre le terrorisme en France.

 

La sécurité des Français n’a pas de prix, mais elle a un coût  : « 940 millions d’euros », selon l’évaluation du ministre des Finances qui a évoqué les at-tentats du mois de janvier. « La totalité des décisions qui ont été annoncées (relèvent) principalement de la lutte contre le terrorisme.

 

Il faut des gendarmes en plus, un certain nombre de gens spécialisés dans la traque du financement du terrorisme ou un certain nombre de policiers sup-plémentaires ou dans l’armée (...) » et « il y a eu aussi des dépenses annon-cées pour par exemple développer le service civique, tout ceci au total c’est 940 millions d’euros », a déclaré Michel Sapin dimanche lors de l’émission du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

 

Comment ces mesures sont-elles financées  ? Selon lui, « l’intégralité de ces dépenses nouvelles sont compensées par des économies nouvelles. Le pre-mier ministre a donné vendredi dernier à chaque ministre le détail exact des crédits en plus pour ceux qui avaient des crédits en plus dans le cadre de la lutte contre le terrorisme et en moins pour financer intégralement ces 940 millions d’euros, c’est une bonne manière de faire, on ne peut pas rester im-mobile », a-t-il estimé.

 

On ne va pas pinailler

Interrogé sur la contexte budgétaire contraint que connaît la France, le mi-nistre l’a assuré  : on ne va pas « pinailler » sur le financement de la lutte contre le terrorisme. Même si cette priorité n’enlève rien à la nécessité de faire des économie spar ailleurs. « Nous sommes responsables, il faut di-minuer nos déficits, maîtriser nos dépenses, il faut atteindre les 21 milliards d’économies, on ne va pas commencer par en rajouter un milliard de plus, donc on équilibre », a-t-il conclu.

 

 

Source : Les Echos