17/08/2015  -  Patrimoine
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Or : les pessimistes avaient raison !

 

 

Les statistiques publiées par le World Gold Council révèlent un recul marqué de la demande d’or pour la joaillerie, les lingots, les pièces... L'once de métal jaune pourrait s'enfoncer sous les 1000 dollars.

 

A écouter les "haussiers" patentés, tout est bon pour encourager la détention du métal jaune : crise de la dette grecque, crainte d’un krach obligataire dans le monde, ou d’une explosion de l’inflation en liaison avec la politique monétaire jugée laxiste des grandes banques centrales, etc.

 

Les mines d’or préférées des banques suisses

 

Reste que le prix de l’once, qui se négociait à 1.115,70 dollars, le 12 août à Londres, pourrait enfoncer la barre des 1.000 dollars si les tendances du premier semestre se prolongent au second.

 

Pour l'instant, ce sont donc les baissiers qui ont encore la main, même si les trois dévaluations du yuan de cette semaine semblent avoir redonné un semblant d’allant à l’or, revenu donc au-dessus de la barre des 1.100 dollars l'once.

 

Les statistiques publiées par l’observatoire de la chambre syndicale des producteurs d’or, le World Gold Council, montrent en tout cas que les baissiers avaient raison, depuis le début de l’année, une période marquée par un recul de 16% du prix de l’once.

 

Toutes les composantes de la demande d’or se sont inscrites, en effet, en nette baisse, d’avril à juin, en particulier la joaillerie qui n’a consommé que 574,2 tonnes (-14%) de métal fin. Dans ce secteur-là, l’Inde, où les intempéries ont entamé le pouvoir d’achat des populations rurales, n’en a absorbé que 229,3 tonnes (-25%) et la Chine guère plus, à 237,9 tonnes (-3%).

 

Du côté de l’investissement, autre grande composante de la demande d’or, la tendance a été aussi très mal orientée au deuxième trimestre, avec un total de 327,3 tonnes, en recul de 11% par rapport à la même période de 2014. La contraction de la demande a été encore plus sévère (-15%) pour les seules pièces et lingots (334,6 tonnes). En Europe, la crise grecque a toutefois suscité un certain regain d’intérêt pour l’autre grand canal d’investissement dans l’or, les ETF (Exchange traded funds), ces placements indiciels cotés en Bourse et reproduisant le prix de l'or.

 

En dépit des achats d’or de plusieurs instituts d’émission, en particulier la Russie qui en ramassé 67 tonnes au premier semestre, les banques centrales ont été un peu moins présentes au deuxième trimestre, avec un montant total de 120,5 tonnes (-13%).

 

La Chine a d’ailleurs déçu le marché en annonçant, il y a peu, avoir acheté bien moins d’or, ces dernières années, que le marché ne l’escomptait.

 

Au total, la demande d’or dans le monde, au deuxième trimestre, a totalisé 1.187 tonnes (-12%), face à une offre de métal jaune, constituée de la production minière et du recyclage, un peu inférieure, à 1.106,5 tonnes (- 5%).

 

 

Source : Lerevenu.com