21/10/2014  -  Patrimoine
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Perco, contrats Madelin ou contrats collectifs pour la retraite ?

Faut-il, lorsqu’on est chef d’entreprise, adhérer à un Perco pour optimiser la préparation de sa retraite ?

 

Ceci concerne les dirigeants salariés car les autres disposent du dispositif Madelin. Le chef d’en-treprise peut opter pour le PERCO qui n’est pas déductible de l’IR. Mais il profite de l’abondement et son fonctionnement est plus souple : il admet plusieurs cas de déblocage anticipé sans pénali-té. Et il peut être récupéré à l’échéance de la retraite au choix sous la forme d’un capital défiscalisé ou de rentes faiblement imposées (assiette dégressive avec l’âge, réduite à 30 % à partir de 70 ans).

 

Il peut également mettre en place des contrats à prestations ou cotisations définies (articles 39 et 83). Ces régimes facultatifs de protection sociale, qui débouchent pour leurs bénéficiaires sur le verse-ment d’une rente viagère fiscalisée. Ils ne sont peuvent pas être alimentés par des primes d’intéres-sement ou de participation. Négociés au sein de l’entreprise, ils ouvrent néanmoins droit à des exoné-rations de charges sociales et les sommes qu’ils mobilisent sont déductibles de l’impôt sur les sociétés.

 

« Sur le plan social et fiscal, l’article 39 constitue le meilleur levier car, contrairement aux contrats article 83, l’exonération de charges sociales à laquelle il ouvre droit n’est pas plafonnée et il échappe au forfait social de 20 % ». Par contre, L’article 83 offre par contre un pilotage catégoriel plus fin que le Perco car il peut être dosé différemment selon le personnel qu’il couvre (ingénieurs, cadres, etc.). Par ailleurs, il peut être alimenté par des versements complémentaires individuels déductibles du revenu imposable dans les mêmes condi-tions que le PERP. Ce qui peut déboucher pour le dirigeant sur une optimisation efficace de son imposition.

 

 

Source : Les Echos