21/06/2016  -  Patrimoine
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Quand le bâtiment va mieux… tout va mieux…

Difficile de trouver des nouveaux incitants à l’optimisme dans le flot d’informations négatives ou porteuses de doutes qui sont diffusées en ce moment.

 

A quelques jours du référendum en Grande-Bretagne (Brexit) les tensions se sont accrues sur les marchés. Les devises ont connu des ajustements violents : La livre Sterling a baissé face ou dollar et le Yen a connu un mouvement inverse. Les marchés actions ont également été secoués. Cette séquence d’incertitude a chaque jour des effets de contamination sur de nombreux actifs. L’or et les emprunts d’Etats Allemands et Américains ont pour leur part accru leur rôle de valeurs refuges.

 

Les taux allemands ont pour la première fois affiché des rendements négatifs. Ce qui prouve deux choses : Rien n’est impossible sur les marchés en ce moment d’une part…et d’autre part les intervenants sont prêts à abandonner tout espoir de rendement pour protéger leur capital et même à payer un peu tellement ils sont dans le doute.

 

Sur les marchés, nous l’avons constaté à maintes reprises, il faut se méfier des effets de foule … c’est souvent quand tout le monde vend qu’il faut saisir des opportunités. Pour autant il faut analyser les faits pour éviter quand même l’investissement qui serait effectivement complétement pourri !

 

Nous avons à plusieurs reprises signalés qu’il y avait en Europe de nombreuses sociétés qui recèlent un beau potentiel. Nous ne disons pas que toutes les actions européennes vont performer de manière indistincte.

 

La France est dans le même cas de figure : la faible croissance française a pénalisé de nombreux secteurs, et il a souvent fallu ces dernières années aller chercher des valeurs tirant leur profit de l’étranger pour générer de la performance sur des valeurs françaises. La situation nous semble désormais plus favorable pour des valeurs plus domestiques.

 

L’INSEE a ainsi publié de nouvelles prévisions de croissance pour la France. L’INSEE anticipe 1.6% de croissance pour 2016 contre 1.3% pour la plupart des économistes. Pratiquement toutes les composantes de la croissance sont en amélioration. La consommation reste solide même le chômage diminue. Bien sûr, tout ceci serait, peut-être remis en cause si l’investissement s’arrêtait de nouveau en cas de Brexit par exemple.

 

Dans les composantes qui s’améliorent, après des années de déprime, figure les secteurs liés à la construction : sur les 3 prochaines années l’activité est attendue en croissance de 2.7%. Tous les ingrédients sont en place : le sentiment général des acteurs du secteur s’améliore, ce qui ne s’était pas vu depuis 2010 ; les prix de l’immobilier repartent un peu ; le marché de l’emploi s’améliore et enfin les taux sont particulièrement bas : des taux de 1.50% à 15 ans sont monnaie courante.

 

Les incitations fiscales (loi PINEL) et le projet d’aménagement du grand Paris (28Milliards d’Euros d’investissements) dynamisent les mises en chantier. Tout ceci devrait favoriser les entreprises implantées françaises du secteur. Le chiffre d’affaires et les résultats des entreprises du secteur devraient s’améliorer assez sensiblement : des valeurs comme Bouygues, Eiffage, Vinci, Vicat, Nexity , Saint-Gobain , Spie sont globalement bien positionnées pour profiter de la belle embellie qui se dessine sur le secteur.

 

Espérons simplement que la période d’incertitudes actuelle ne dure pas trop longtemps et ne casse la timide reprise manifestée en France récemment.

 

 

Source : Alain Pitous (Talence Gestion) via Le Club Patrimoine