18/05/2016  -  Economie/Finance
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Quand vendre ses actions ?

L'idéal serait de vendre une action au plus haut et de l'acheter au plus bas. Mais, en réalité, cela se passe différemment. Les experts de L'Investisseur Français (*) rappellent quelques conseils à suivre lorsqu'on passe à la vente.

 

Le leitmotiv des amateurs : couper les pertes, sécuriser les gains - en se basant sur le seul prix de négoce de l'instrument, et en ignorant parfaitement le sous-jacent (dans le cas d'une action, l'entreprise et sa dynamique opérationnelle).

 

Valeur intrinsèque

 

C'est bien connu, ce qui se conçoit bien s'énonce clairement. Schématisons et faisons au plus bref : vendre ses actions

 

(1) Si la valeur intrinsèque de l'entreprise est de 100 et le prix de marché de 50 : la marge de sécurité est de 50% (confortable); les conditions d'achat sont optimales, a fortiori si le prix baisse davantage.

 

(2) Si la valeur intrinsèque de l'entreprise est de 100 et le prix de marché de 90 : la marge de sécurité s'est rétrécie; l'achat n'est envisageable qu'en cas de très forte conviction -- par exemple lorsque l'entreprise est très rentable ou superbement gérée.

 

(3) Si la valeur intrinsèque de l'entreprise est de 100 et le prix de marché de 100 : il n'y a plus de marge de sécurité; si l'entreprise est de médiocre qualité, il faut vendre. Si l'entreprise est de qualité supérieure, on peut éventuellement conserver sa participation -- il faudra composer en fonction des autres opportunités, si elles existent.

 

Perspectives optimistes

 

(4) Si la valeur intrinsèque de l'entreprise est de 100 et le prix de marché de 110 : on paie un prime de 10%; à moins qu'il ne s'agisse d'une entreprise exceptionnelle avec de réelles perspectives de croissance rentables, on passe (le cas échéant, on vend).

 

(5) Si la valeur intrinsèque de l'entreprise est de 100 et le prix de marché de 200 : on paie une prime de 50%; entreprise de qualité ou non, on vend.

 

A défaut de savoir assigner une valeur intrinsèque à l'action et à son sous-jacent : on passe son tour.

 

 

Source : La Tribune