10/11/2015  -  Juridique
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Réforme : ce que prévoit la «loi Macron 2»

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Après le long feuilleton de la loi Macron, celui de la loi Macron 2 débute.

 

Le ministre de l’Economie a présenté, ce lundi a Bercy, les grandes lignes de son projet de loi intitulé « nouvelles opportunités économiques » (NOE), qu'Emmanuel Macron veut présenter en Conseil des ministres en janvier.

Si le numérique occupe une bonne place dans cette arche censée sauver l'économie française, elle devrait toucher à (presque) tout comme, son aînée. Dans l'oeil du ministre : les faiblesses de la France face à la révolution numérique.

 

Côté numérique.

 

Parmi les mesures, un volet sur le financement des innovations et des entreprises à forte croissance ainsi qu'accompagner la numérisation de certaines d'entre elles doit être présent. «Il faut ramener le capital qui est celui de nos épargnants vers le financement de l'économie réelle», a détaillé le ministre. Pour y parvenir, «il faut développer une forme de fonds de pension à la française et adapter le cadre fiscal, et c'est cela aussi que je vais proposer dans les prochaines semaines», a annoncé Emmanuel Macron.

 

Côté emploi.

 

Sur ce point, le locataire de Bercy veut favoriser la formation pour les travailleurs dont les métiers vont disparaître pour qu'ils puissent s'adapter aux métiers du numérique. Autre projet, Emmanuel Macron souhaiterait revenir sur le niveau de qualification requis pour certains métiers qui empêchent l'arrivée de nouveaux entrants, détaille Les Echos. Dans le bâtiment par exemple, de simples travaux nécessitent un CAP illustre le quotidien économique, l'idée est de mettre fin à ces barrières. Nicolas Doze, éditorialiste économique sur BFMTV, évoque un «statut de professionnel de proximité», soit la possibilité de «donner sa force de travail au quotidien», même sans diplôme, à moindre coût.

 

Pêle-mêle.

 

D'autres secteurs devraient être touchés par cette loi Macron 2 comme celui des transports et celui de la Santé avec la possibilité dans ce dernier de déposer des brevets plus rapidement et plus facilement ou de mettre sur le marché des médicaments plus vite précise Les Echos.

 

Des directions prises après l'analyse établie par une quarantaine d'acteurs économique, allant d'économistes à des juristes en passant par des responsables associatifs ou des entrepreneurs. «On a besoin d'un diagnostic partagé», a affirmé le ministre. Tout ce petit monde a jusqu'à fin décembre pour soumettre à Bercy des mesures pour permettre à la France de bien prendre le virage du numérique, alors que 47% des emplois sont menacés par la numérisation selon deux professeurs d'Oxford.

 

«On n'a pas très bien réussi en France la bataille de la robotisation», a rappelé Emmanuel Macron. Il ne s'agit donc pas de rater celle de la numérisation en cours qui présente «un potentiel immense pour la France en termes d'activité et d'emploi», a-t-il souligné.

 

«Contrairement aux consommateurs, les entreprises françaises ne tirent pas pleinement parti des opportunités associées au numérique», constate Bercy dans son état des lieux.

 

 

Source : Le Parisien