26/10/2015  -  Patrimoine
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Réforme des retraites : Travailler une année de plus pour toucher sa retraite à 100%

Les organismes syndicaux ont finalement réussi à bâtir un accord de dernière minute vendredi dernier pour « sauver » au moins temporairement le régime de la retrait complémentaire par répartition ARCCO et AGIRC.

 

L’accord prévoit un système de BONUS – MALUS pour encourager les futurs retraités à partir plus tard à la retraite : Le symbole de la retraite à 62 ans ou 60 ans pour les carrières longues n’est pas remis en cause, vous pourrez toujours partir à la retraite à ces âges là, mais c’est le montant de la retraite qui sera affecté. Nous nous dirigeons donc de plus en plus vers une retraite à la carte : Le retraité décidera, le plus souvent à l’insu de son plein gré, de son âge de départ à la retraite.

 

Les droits à la retraite seront ouverts à partir de 60 ans pour les carrières longues ou 62 ans pour les autres, mais le futur retraité prendra la décision de travailler plus longtemps, faute d’avoir les moyens d’accepter une retraite ne lui permettant pas d’assurer son train de vie.

 

Travailler une année de plus pour percevoir sa retraite complémentaire à taux plein ou à défaut, accepter une décote de 10% pendant les trois premières années de retraite 

 

L’accord de vendredi dernier prévoit donc d’encourager les futurs retraités à travailler plus longtemps pour percevoir leur retraite complémentaire à taux plein.

 

Pour les français nés après 1958 (y compris), c’est à dire ceux qui auront leur 62 ans en 2019, devront travailler une année de plus, c’est à dire cotiser au minimum 42 ans et 9 mois pour espérer toucher leur retraite complémentaire à taux plein. A défaut de travailler une année de plus, la retraite complémentaire sera amputée de 10% par année pendant les trois premières années de retraite.

 

Ce système de BONUS -MALUS s’ajoute à l’augmentation progressive du nombre de trimestres nécessaires pour percevoir une retraite à taux plein. 

 

Ainsi, si les Français nés en 1958 doivent maintenant cotiser 42.9 ans, ceux nés entre 1973 et 1975 devront cotiser pendant 44 années pour percevoir 100% de leur retraite complémentaire (contre 43 années pour le régime général de la sécurité sociale). 

 

Une retraite à la carte… les futurs retraités seront libres de choisir, à l’insu de leur plein gré, leur âge de départ à la retraite.

 

Au final, au gré des réformes successives, on peut faire le constat d’une retraite à la carte : En fonction de l’âge de départ à la retraite choisi par le futur retraité, le montant de la retraite sera affecté.

 

Le futur retraité, épargnant et ayant suffisamment capitalisé pourrait se permettre de s’offrir le luxe de bénéficier d’une retraite dès 60 ans ou 62 ans selon les cas. Il percevra une retraite faible, mais se sera donné les moyens (en épargnant et investissant personnellement dans son patrimoine) d’assurer tout de même son train de vie.

 

La capitalisation et l’investissement patrimonial devient une nécessité pour le futur retraité qui ne souhaite pas partir en retraite à 67 ans ! 

 

Le futur retraité non prévoyant, choisira de ne pas partir à la retraite à 60 ans ou 62 ans, car il n’aura pas les moyens de ce luxe. Il devra attendre d’avoir cotisé l’intégralité de ses trimestres, voir 67 ans. C’est seulement une fois le nombre de trimestres requis cotisés qu’il prendra sa retraite, ne pouvant pas espérer davantage.

 

Enfin, le retraité optimiste et toujours dans l’action pourrait même continuer de travailler et donc de cotiser pour espérer une retraite majorée de 10% pendant trois ans.

 

Tableau de synthèse permettant de déterminer l’âge de départ à la retraite et le nombre de trimestres nécessaires pour partir à la retraite et/ou bénéficier d’un taux plein.

 

Vous l’aurez compris, nous nous dirigeons de plus en plus vers une retraite à option : Le futur retraité est libre de percevoir sa retraite à partir de 60 ans ou 62 ans, mais s’il profite de cet « avantage », il devra assumer une retraite plus faible.

 

Pour ne pas être pénalisé, le futur retraité, qui pourrait toujours partir à la retraite à 60 ans ou 62 ans, devra avoir cotisé un nombre de trimestres minimum dont le niveau est différent entre le régime général et le régime de la sécurité sociale.

 

Enfin, quelque soit le nombre de trimestres validés, l’âge maximum de départ à la retraite est fixé à 67 ans. Mais attention, le niveau de la retraite sera alors calculé en fonction du nombre de trimestres cotisés, mais il ne sera pas pénalisé par une quelconque décote.

 

Tableau de l’âge de départ à la retraite en fonction de son année de naissance

 

 

 

Source : Le Blog Patrimoine