Immobilier : la révolution silencieuse d’un marché en effervescence

Volumes records, prix en hausse : apparemment rien de nouveau sous le soleil de l’été pour le marché immobilier. Les indices des prix immobiliers Meilleurs Agents – « Les Echos » au 1er août confirment toutefois que le marché est en pleine mutation. Le Covid a modifié la physionomie de la demande et cet épiphénomène se transforme en tendance durable.

Pour Thomas Lefebvre, directeur scientifique de Meilleurs Agents, « c’est une nouvelle histoire qui se dessine derrière la forme insolente du marché immobilier. Depuis dix ans, les prix sont tirés vers le haut par les appartements des grandes villes derrière la locomotive parisienne. Désormais ce sont les périphéries et les maisons qui entretiennent les hausses. ». Et selon lui, ce mouvement, impulsé par les confinements, prend désormais la forme d’une tendance de fond. On ne peut pas non plus l’imputer à des variations saisonnières, même si les beaux jours sont traditionnellement plus favorables à la vente des maisons entourées de verdure.

Phénomène marquant, le décrochage de la capitale où les prix perdent encore 0,1 % en juillet à 10.286 euros le mètre carré, ce qui porte la baisse sur 2 mois à -0,4 %. Attention cela ne signifie pas que l’immobilier parisien soit en crise. Il est toujours dynamique et actif. Mais beaucoup moins que celui de sa périphérie. « Dans le 92, les prix des maisons ont augmenté en un an de 6,5 %. Sur la même période, les prix des appartements parisiens ont baissé de 2,5 %, soit une différence de huit points ! », démontre Thomas Lefebvre.

Certaines métropoles françaises subissent aussi ce mouvement migratoire, mais de manière moins marquée. Sur un an, seuls Paris et Montpellier affichent en moyenne des baisses de prix. Toutes les autres continuent à afficher des hausses.

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