Chute historique du PIB de la France, à -13,8 % au deuxième trimestre

Selon une première estimation de l’Insee, dévoilée ce début août, le PIB a reculé pour le troisième trimestre consécutif. Historique, la chute apparaît cependant moins forte que ce qu’anticipaient les statisticiens publics à la mi-juin.

Sans surprise, les dépenses de consommation des ménages se sont effondrées de 11 %, après une baisse de 5,8 % au trimestre précédent. Et les premiers détails diffusés par l’Insee illustrent parfaitement la mise au ralenti de la vie quotidienne des ménages pendant cette période marquée par plusieurs semaines de confinement.

Cloîtrés chez eux, les Français ont adapté leur consommation. L’essentiel de leurs dépenses a ainsi été consacré à l’alimentation tandis que leurs dépenses d’énergie, liée notamment au carburant, et d’autres biens et services ont été limitées.

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…et sur les entreprises

Aucun secteur n’a été épargné par le souffle du coronavirus. C’est dans la construction que le choc est le plus rude, avec une baisse de près d’un quart de l’activité. La contraction est particulièrement forte dans la construction (-24,1 %, après -12,8 %). Mais la production de biens chute aussi fortement (-16,8 %, après -5,6 %), de même que celle de la production de services marchands (-13,4 %, après -5,0 %).

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Les échanges extérieurs pénalisés

La mise à l’arrêt forcée de l’économie mondiale se fait aussi sentir dans les échanges extérieurs de l’Hexagone. « Les exportations baissent plus fortement ce trimestre (-25,5 %, après -6,1 %) que les importations (-17,3 %, après -5,5 %) », soulignent ainsi les statisticiens publics.

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L’espoir d’un fort rebond

Reste maintenant à savoir si le ciel sera plus bleu sur la seconde partie de l’année. La plupart des analystes y croient et anticipent un fort rebond au cours des trimestres prochains, grâce à la sortie du confinement et à la reprise d’une vie à peu près normale.

L’Insee prévoit un rebond 19 % pour le troisième trimestre. Même les analystes plus prudents anticipent des hausses d’activités qui compenseront peu ou prou la baisse du deuxième trimestre : Natixis annonce une hausse de 16 % et la Banque de France, de 14 %. Et sur l’ensemble de l’année, l’Insee table sur un recul de l’activité économique de 9 % cette année, alors que le gouvernement table sur une baisse de 11 %.

 

Source : https://www.lesechos.fr/economie-france/conjoncture/chute-historique-du-pib-de-la-france-a-138-au-deuxieme-trimestre-1227614