Vive la rentrée !

L’histoire serait-elle en train de s’accélérer au point qu’une sortie de route soit envisageable ? En une vingtaine d’années, notre monde s’est profondément modifié avec le retour de la Chine en tant que puissance économique majeure. 

Face aux Occidentaux repus des conquêtes passées, les Chinois ont la soif des nouveaux maîtres. Le dernier G7, qui s’est tenu sans la Russie, la Chine et l’Inde, à Biarritz, rassemblait des puissances qui représentent à peine 50 % du PIB mondial en 2019 quand, il y a 30 ans, ce poids était de 70 %.

Dans de nombreux secteurs, la Chine s’est hissée au premier rang mondial. La guerre commerciale que mènent les États-Unis est un peu le chant du cygne d’une puissance qui se sait condamnée à laisser sa première place conquise entre 1869 et 1877. Pour certains économistes, la Chine lui aurait déjà ravi cette première place si l’on le PIB en parité de pouvoir d’achat. Pour la première fois depuis le XVIIIe siècle, le leader de l’économie mondiale n’est pas une démocratie. Ce bouleversement intervient dans un contexte de profond changement démographique et de dérèglement environnemental.

Les défis majeurs auxquels nous sommes confrontés supposent donc une mobilisation de tous. Pour faire face au réchauffement climatique, pour demeurer compétitifs vis-à-vis des pays émergents, pour assurer le financement des retraites, il nous faut trouver des solutions techniques, économiques et financières.

L’investissement tout comme le progrès restent au cœur de notre système économique. Ce n’est pas par la décroissance que nous réduirons les émissions de gaz à effet de serre mais par une croissance plus efficiente et plus respectueuse de l’environnement. De même, pour payer les pensions d’un nombre croissant de retraités, ce n’est pas en jouant l’attrition de nos économies que nous y arriverons. Actuellement, face à l’accumulation des problèmes, certains sont gagnés par la fatalité.

Or, en cette rentrée 2019, il nous faut être volontaires, innovants, disruptifs. C’est par la croissance et le progrès que nous pourrons trouver des solutions durables. Il y a des liens forts entre démographie, économie et environnement, à nous de tisser à l’endroit et non à l’envers !

 

 

Source : Edito de Lettre de Septembre du cercledelepargne.com